C'était le 5 juin dernier que 100 Demons nous livraient Embrace the Black Light. Amplement de temps pour l'intégrer à la rotation musicale, graver les meilleurs passages à notre esprit et bâtir une anticipation telle que vous n'y penserez pas à deux fois pour un roadtrip à Montréal, en pleine semaine. L'univers a développé cette tendance, cet automne, à tout condenser en même temps. Tant qu'il reste de la chandelle, j'imagine...
Après autant de travail et de dentiste qu'il faut, c'est un départ un peu tardif de Québec. La réputation du traffic de Montréal n'est pas un prospect attirant si nous comptons manger et manquer le moins de groupes possibles. Malheureusement, Desecrate auront été victimes d'avoir été trop serrés dans le temps. Je finirai bien par les voir un jour.
Je n'ai pas souvenir du Théâtre Fairmount, une salle avec des sections surélevées pour ceux qui aiment avoir une clôture entre eux et l'action. Une scène en bas des genoux pour une meilleure participation. Pas pire, pas pire. Y'a l'écran derrière qui va être une distraction et les lumières qui vont me donner une commotion, mais c'est peut-être juste moi.
Killing Pace sont donc les premiers que nous verrons. Des amateurs de musique en tout genre, que ce soit Hardcore, Punk ou Métal. S'ils ont intitulés leur album HCPM, c'est que leurs influences proviendront d'au moins tout ces genres. Quelque chose auquel il nous est possible de nous identifier. Pas un amour instantané, mais pas un mauvais moment à passer pour autant.
Locked Shut sont une sorte de révélation. L'énergie est pas mal bonne. Genre de groupe qui pourrait retrouver quelques écoutes, éventuellement. Si j'ai retenu Me vs. a Brick Wall, c'est que c'était catchy. Clin d'oeil à Simple Plan et Metallifukinca. Pour qui qu'à sonne, la cloche ? Fermé barré ou barré fermé ?
Bonne présence de la Vieille-Capitale. Y'a quelque chose de plaisant et familier là-dedans. Un élément de plus en plus gériatrique dans cette thérapie, pour développer sur la remarque de Pat. D'un côté, c'est bon que la gériatrie ait cette thérapie. D'un autre côté, est-ce que nous pouvons dire que c'est bon que la gériatrie ait encore besoin de cette thérapie ? Peut-être pourrions-nous penser à sauter sur l'opportunité d'ouvrir la première résidence pour personne hardcore ? Continuons les recherches. Que pouvons-nous faire d'autre ?
J'avais hâte à la première fois où je verrais Cold Winds at the Crossroads. Ça devra attendre. Un setlist balancé avec Ti-Mé Bombe, Repeat Process, Never Surrender Virtue. « Existing in hell / this is all that I know. » Toujours aussi fort. Apparition d'un enfant de la disgrace pour un cosplay de Aaron Death Threat pendant So Alone. « You suck the life / Ow / Tommy ». Beau moment garanti. Forsaken et Suffer pour couvrir les essentiels. The Nightmare, Nail it Shut et Spiritual Obliteration pour les nouveautés. « I am the black hole calling / Pull you in / I am the black hole calling / Tearing you apart. » Une messe noire trop courte laissant encore bien de l'anticipation non-résolue, mais le plaisir est dans l'attente et je ne suis pas certain que l'entièreté de l'oeuvre aurait réussi à assouvir l'envie.
Je comprends la combinaison d'influences de Pain of Truth. Je n'ai peut-être pas beaucoup de place pour ça, à ce moment-ci. Je me demande ce qui beurre le pain de la vérité ? Du beurre ? De la margarine ? De la confiture ? Est-ce qu'on mange ça au déjeuner ou avec un repas ? Le style de la basse n'est pas sans rappeler Korn. Le chanteur me fait penser à Greg. Tout le monde a l'air en pleine forme. Séance d'aérobie pas mal continue. Y'a des gens dans la foule qui sentent meilleurs que moi. Des samplings de rap entre les chansons. Le jeu est de savoir si tu as le référent. C'est à ce moment que les pensées se tournent vers le retour et le dilemme à savoir si le lendemain sera une journée maladie ou si les souvenirs de la soirée fourniront assez d'énergie pour passer à travers une journée de travail.
Le Dr. Pepper aux mûres est pas mauvais. Ils sont toujours à 23 ingrédients ou c'est fini ces histoires-là ? C'est sûr que Forrest Gump aurait manqué la poignée de mains pour ça. Merci Montréal pour l'hospitalité.

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