Sunday, September 13, 2026

Envol et Macadam 2026 - BAD RELIGION / SATANIC SURFERS / TEENAGE BOTTLEROCKET / GUTTERMOUTH / MUTE - 2026-09-12

 


    Désolé à General Chaos mais c'est le sacrifice que j'aurai dû faire pour être capable de faire un certain nombre de choses pendant ma fin de semaine et aller voir un show. Par contre, en faisant mes devoirs en retard, je me dis que ça aurait pû être le fun à voir... My bad.

    Quand je suis tombé dans le punk, je m'étais fait donner un lot de cassettes avec des albums enregistrés. C'était mon premier lot de devoirs avec lesquels je pouvais m'occuper, le soir, en banlieue du loin Noranda. Parmi ces albums se trouvait the Album Formerly Known as LP. Those were the days. Chaque fois que je vois Guttermouth sur un lineup de spectacle que je suis pour aller voir, c'est ce high-là que je cherche à revivre. Mauvaise surprise, par contre, puisque Mark a une pneumonie. Son énergie est la même, physiquement, mais la voix n'est simplement pas là. C'est quand même une partie significative de l'expérience. Oh, well.

    Cross Dog est pas mauvais, mais autant pas trop attendre pour aller voir la merch si je suis pour repartir avec de quoi. L'emplacement est comme mal choisi, vu l'accès un peu restreint et linéaire. Ça fait juste un motton, au soleil. Les t-shirts de Satanic Surfers sont le même prix que les hoodies de Bad Religion. Ça doit être les tarifs. Un drum and bass quand même intéressant. Je me suis surpris à me dire que je serais intéressé de voir Blacklisted faire un cover d'une de leur chansons puisque j'ai l'impression que ça s'y prêterait bien. 

    A Whilhelm Scream est un autre band pour lequel je n'ai pas de référent. Y'à des groupes, comme ça, que le nom me donne l'impression que je n'y trouverai pas mon compte. C'est souvent des groupes avec des noms qui tirent sur le littéraire. Comme si quelqu'un avait ouvert son livre préféré à une page de façon aléatoire et avait choisi la première phrase qui sonnait cool. Encore une fois victime de mes préjugés, le groupe apporte une belle énergie. Ils sont contents d'être là et le son me transporte vers la mi-2000, à l'époque de groupes comme the Reason et Daggermouth. J'en ressort avec l'impression que je pourrais en écouter d'autres.

    Quebec City's favorite punkrock sons, je dirais. Ils sont aussi contents d'être là et la foule laisse entendre que c'est réciproque. Plus ou moins suprenant compte-tenu du groupe qui suivra. Impossible de ne pas voir de rapprochements entre les deux groupes qui comprennent un drummer qui chante. Pas mauvais, mais jamais resté dans une rotation de façon constante. C'est pas pareil, écouter un show assis, mais l'ombre et la nourriture sont les bienvenus. 

    Depuis le jour où j'ai acheté le Hero of our Time de Bouthiette pour 5$, sans le savoir et sans le case, Satanic Surfers ont occupés une place de choix dans mon coeur. Rien à voir avec l'achat et tout à voir avec la musique. Those were the days. Grace à M. Villeneuve, nous avions même mis la main sur le VHS de leur spectacle à l'Underworld et tout le monde était bien impressionné à quel point la tête de Rodrigo ne bouge pas. C'est vrai ! R'garde ! And the Cheese Fell Down, Wish You Were Here, Hero of our Time, Puppet, Catch my Breath, Back from Hell, Got to Throw Up, Egocentric, mais surtout Head Under Water. Thankyouthankyouthankyou

    Encore une fois, ignorant. Probablement la première fois que j'ai écouté Teenage Bottlerocket est le matin même du jour où j'allais les voir. Ma première impression était « correcte ». Mais ça prend une autre dimension live. Le terme powerhouse s'applique pour passer à travers un setlist aussi rempli avec à peine une pause entre les chansons. Ça a tendance à être redondant, par contre, et je me dis que ça me prendrait plusieurs années ou d'avoir composé les tunes pour ne pas les mélanger. J'avais eu une première impression de Ramones deuxième génération, à la première écoute. Leur prestation à évoquer Descendents à quelques reprises. C'est garanti qu'ils vont faire faire le train à Rouyn, dans quelques jours. 

    Je n'ai pas d'hésitations à le dire, je ne serais pas qui je suis, aujourd'hui, si ce n'était pas de Bad Religion et du Professeur Graffin. Je ne serais pas que je suis, aujourd'hui, non plus, si ce n'était pas de mon frère. Donc, le raisonnement veut que je ne serais pas qui je suis, aujourd'hui, si mon frère n'avait pas rapporté Stranger than Fiction à la maison, en 1994. Je n'écoutais pas, dans mes cours, au secondaire (facile si on pense à combien de cours j'allais), mais j'étudiais les paroles religieusement quand je rentrais chez-nous, le soir. Un sampling au lieu d'une cloche pour signaler le début du cours. Dans aucun ordre en particulier, Recipe for Hate, Hills of Los Angeles, No Control, I Want to Conquer the World, Anesthesia, How Could Hell be Any Worse, Punk Rock Song, 21st Century Digital Boy, Atomic Garden, A Walk, the Streets of America, Come Join Us, Infected, True North, Them and Us, American Jesus, Struck a Nerve, Sorrow, Suffer, Do What You Want, YOU (!)... C'est sûr que j'en aurais pris encore pendant des heures. C'est inévitable avec leur longévité et l'idée qu'ils n'ont pas vraiment de mauvaises tunes, mais de penser à ce qu'on n'a pas vient diminuer ce qu'on a. Class dismissed. What a night. Merci Envol et Macadam, encore une fois.

    « No fear / good friends... » Rien à voir mais tout de même à-propos.