« ON EST DIMAAAAAAAAANCHE !! » La course contre le GPS ou l'excuse idéale pour utiliser un congé maladie, pour les chanceux qui ont des conditions de travail. Le trajet Montréal / Québec est juste assez long pour prendre des nouvelles des gens que le quotidien ne permet pas de voir aussi souvent qu'avant. Arrêt au Sham, le végétalien, histoire d'avoir une conscience tranquille lorsque viendra le temps de crier après Karl Buechner.
J'aime bien le thé, en général. Plusieurs sortes de thé. Je ne saurais dire si c'est le goût, comme tel, ou le rituel que peut impliquer la consommation du breuvage. La torréfaction du thé fait un peu en sorte que chaque thé a son histoire, avant même d'arriver dans ta tasse. Casino ne sont peut-être pas ma tasse de thé, mais je peux apprécier le rituel d'aller voir un spectacle et de les voir jouer. Tout le monde s'amuse, le groupe comme la foule. Un visage familier vient prêter sa voix. Hollow d'Integrity, en hommage. Une joke de mère pour la fête des mères.
Aucun antécédent pour Holder. J'avoue un manquement du côté devoirs, à ce niveau. Du Massachusetts. Pour une raison que j'ignore, je m'attendais presqu'à ce que ce soit plus local. Peu importe. Leur prestation évoque des images d'une collision entre Distance Only Makes the Heart Grow Fonder ou Where Blood and Fire Bring Rest. Je suis transporté dans une ride d'autobus scolaire avec un baladeur qui change automatiquement de côté lorsqu'il est rendu au bout de la cassette. Simpler times. Ça brasse dans la Caboose.
Ça fait 26 ans depuis le spectacle du Rainbow, où j'étais giflé d'un baptême d'All Out War. Ça ne rajeunit personne, mais je suis convaincu que rien ne pourra reproduire la monstruosité que ça avait été. « 26 years ago. Who were there?! You know who wasn't there?? This big fuckin' hole in front of the stage.» Cette affirmation est celle d'un vétéran dont les preuves ne sont plus à faire. Toujours une force, ne vous méprenez pas. Surtout s'ils se concentrent sur Truth in the Age of Lies et For Those Who Were Crucified. Une belle et brêve correction musicale. Le Score peut toujours compter sur un Robin pour une partie de La Fureur.
Gommorrah's Season Ends est probablement le premier album d'Earth Crisis que j'ai tenu dans mes mains. Je n'avais pas grand comparatif pour une telle commande d'autorité, à l'époque. Sérieux, millitant, austère, en croisade pour des principes qui allaient absolument changer ma vie. Au bout d'un dial up connection, je pouvais télécharger les photos de Mme. Dombrowski pour les coller sur mon agenda. Pendant que je n'écoutais pas, dans le peu de cours auxquels j'allais, je pouvais m'imaginer des histoires du Cabal Crew. Gommorrah était bien à l'image du Loin Noranda vécu par un adolescent -lourd et métallique. Du début à la fin, nous sommes en guerre et ceci est une arme. Gravez-moi ça dans l'granite. S'ils s'en étaient tenus à cet album, ça aurait une capsule temporelle, mais ça aurait été une expérience incomplète. Difficile de penser à Earth Crisis sans penser à Wrath of Sanity ou Firestorm. J'ai l'impression que Karl doit avoir mal aux genoux, aujourd'hui, compte-tenu la hauteur du stage et la quantité de vox pop. Rien qu'un peu de discipline ne viendra pas réparer S'il y avait un recensement du straight edge, tous les membres devraient faire le pélerinage d'aller voir Earth Crisis pour réaffirmer leur promesse envers eux-mêmes. Mon aversion de l'autorité fait toujours en sorte que je me méfie des intentions de réglementation, mais l'idée que je me parles à moi-même de mes choix, et non que je reproche aux autres les leurs peut servir de by-pass.
Observation en prime : la rumeur veut que les voisins au sud aient changé de taille puisqu'il ne reste que du XXL pour les modèles qui ont de l'allure. Désolé Coach, faudra trouver autre chose.
C'est beigne beau, tout ça, mais l'ombre de la réalité resurgit à l'horizon. Le côté sombre de Montréal. Difficile d'arriver avec le GPS quand ils le mettent à l'avant du véhicule. Le photo finish devrait démontrer qu'au moins un orteil a franchi la ligne du stationnement en premier. Le straight edge, c'est beau, mais ça n'empêche pas les caries.
