Sunday, April 26, 2026

BETON ARME / ENFANTS SAUVAGES / BABOUNE / FIGHT THEM - l'Anti - 2026-04-26

 BETON ARME / ENFANTS SAUVAGES / BABOUNE / FIGHT THEM

2026-04-25 – l’Anti

    Honnêtement, ça commençais à faire longtemps qu’un show de format autre que festival ne m’avait pas fait sortir de chez-nous. Shame on me, I know. Pratiquement chaque fois, en plus, je suis forcé de me rappler comment j’aimais ça. Les discussions avec les amis qu’on a pas vraiment le temps d’avoir dans le courant des opérations hebdomadaires. L’absence de l’impending doom du prochain shift. Les visages qu’on voit moins souvent qui font en sorte que le moment est un peu plus spécial. C’est ça qui est ça pour une raison, mais ça change le mal de place, momentanément.


Fight Them

    Une première prestation à Québec et ooooooohhhhhh que ça va être plaisant à regarder pour un bout. Beaucoup d’anticipation dû au total inconnu par rapport au son que ça allait prendre. Est-ce que ça allait être dans la veine du Youth Crew? Est-ce que ça allait plutôt tomber du côté chug? La réponse s’avère être ni un, ni l’autre, mais peut-être un peu des deux, en même temps. Malgré une semblance de départ nerveux, ce ne fut pas trop long à ce que chacun prenne son aise sur scène. Hell muthatfucka’ yeah. La grande question à laquelle j’attendais impatiemment réponse était à savoir contre qui ils veulent se battre, exactement? Ou est-ce qu’ils tentent de diriger les gens vers une bataille, en particulier? La réponse est au thême de la santé mentale et c’est amplement justifié à un époque aussi « sensible ».


Baboune (Music | Baboune)

    Première expérience personnelle de Baboune live. Basé sur le Bandcamp, je me disais que ça allait faire un vent de fraîcheur musicale dans le quotidien ou un voyage sonique vers la fin des années ‘90. C’était exactement ça. Un vocal qui se promène et des mouvements simulant une poule dans l’espace véhiculent une image d’angoisse, d’imprévu et de spontanéité. Des signatures de riffs qui ne sont pas sans rappeler Bad Brains laissent entrevoir une affiliation au punk qui, à son tour, fait en sorte que le groupe à absolument sa place sur un tel bill. Je ne serais pas fâché de les revoir et je ne sortirais pas dehors pendant leur set. Une allusion au mot en « S » qui fait penser que plus c’est pareil, moins ça change.


Enfants Sauvages (Music | Enfants Sauvages)

    Bien imagé et frénétique. Tout ce à quoi je m’attendais en version plus forte, chaude, humide et odorante. Pour une métaphore inspirée de la performance, je dirais que c’est comme la cour de récréation du primaire, mais peuplée des mêmes personnes 20-25 ans plus tard. Childish banters, aires de comptines sur une tapisserie de distortion et de rythmes rapides, des crachats de pomme et un mouvement d’entraînement. Je trouve toujours ça un peu étrange quand une performance fait agir un public d’une façon plus près du malaise que du naturel. Si j’ai bien compris, le cheminement ressemblerait à « oh, ils crachent des pommes dans la foule, je vais cracher ma bière sur le monde autour ». Ça ne m’est pas arrivé, alors n’allez pas penser que je suis amer de m’être fait cracher de la bière dessus. Different strokes for different folks, j’imagine. Un peu moins dramatique que de voir Bad Luck 13 et le backyard wrestling du pit qui donne envie à la foule de se verser des verres d’eau dessus. Est-ce que ça donne un certain sentiment d’appertenance? Parce-que je distingue deux niveaux. Fin de la parenthèse. En résumé, c’est un beau voyage dans leur univers. Tu peux décider d’embarquer dans leur ronde ou de demeurer un simple témoin.


Béton Armé (Music | Béton Armé)

Pour les amateurs de statistiques, le chaînon manquant à l’appréciation du groupe est 1,000% la prestation live. Toutes les écoutes m’avaient menée à les mettre de côté. L’explosition de leur popularité, aussi, m’avait donné l’impression que je pouvais laisser le groupe à ceux qui semblaient les aimer tant. C’est un phénomème récurent. Pour ma part, je trouve le français difficile. Textuellement, ça sonne souvent forcé. Comme si le monde ne s’exprime pas vraiment dans ces mots alors ça devient moins cru. Au risque de trahir mon ignorance, je m’attendais à ce que le chanteur soit français ou moins québécois. Mon erreur. Mais, c’est absolument une belle fête qu’ils lancent. Ambiance électrisante encouragée par un « y’a pas de pit dans Béton Armé » qui a pour effet de combler le trou devant la scène. Les airs qui semblaient hors-contexte, dans des écouteurs, pendant les journées de travail, prennent tout leur sens (ou perdent leur aspect générique). Je suis convaincu que les prochaines écoutes combinées aux images en mémoire feront en sorte de développer une bonne appréciation. Bravo. Beau tour de magie.


C’est cliché mais il semble que ça doive être répété : les amis, c’est la colle qui tient tout ensemble.

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